martes, 27 de abril de 2010

CAUTIVANDO LA TERNURA

Andrómeda (1928-1929), de Tamara de Lempicka
***

Lettre à mon Corps


C'est à toi que je veux dire aujourd'hui, combien je te remercie de m'avoir accompagné depuis si longtemps sur le chemin de ma vie. Je ne t'ai pas toujours accordé l'intérêt, l'affection ou simplement le respect que tu mérites.

Souvent je t'ai même ignoré, maltraité, matraqué de regards indifférents, de silences pleins de doutes, de reproches violents.

Tu es le compagnon dont j'ai le plus abusé, que j'ai le plus trahi. Et aujourd'hui, au mitam de ma vie, je te découvre un peu ému avec des cicatrices secrètes, avec ta lassitude, avec tes émerveillements et tes possibles.

Je me surprends à t'aimer avec des envies de te câliner, de te choyer, de te donner du bon.

J'ai envie de te faire des cadeaux uniques, de dessiner des fleurs sur ta peau par exemple, de t'offrir du Mozart, de te donner les rires du Soleil, ou de t'introduire aux rêves des Etoiles.

Mon Corps, je te suis fidèle.

Non malgré moi, mais dans l'acceptation profonde de ton amour. Oui j'ai découvert que tu m'aimais, mon corps, que tu prenais soin de moi.

Combien de violences as-tu affrontées pour me laisser naître, pour me laisser être, grandir avec toi, combien de maladies m'as-tu évitées, combien d'accidents as-tu traversés pour me sauver la vie...

Bien sûr il m'arrive parfois de te partager et même de te laisser aimer par d'autres, par une que je connais et qui t'enlèverait bien si je la laissais faire...

Mon corps, maintenant que je t'ai rencontré, je ne te lâcherais plus...

Nous irons jusqu'au bout de notre vie commune et quoi qu'il arrive nous vieillirons ensemble.

___________________________________________________________________________

Katy Martens me envía este bello texto de Jacques Salomé.

No hay comentarios:

Publicar un comentario en la entrada